le blog de la margate jaune
Bienvenue sur le blog de la margate jaune !
Ici, vous trouverez les actualités de la margate jaune, mais également des informations sur les tissus, comment ils sont fabriqués, quel est leur impact sur l’environnement. N’hésitez pas à nous dire s’il y a des sujets que tu souhaites que l’on traite !
La laize d’un tissu
C’est quoi, la laize d’un tissu ?
La laize, c’est tout simplement la largeur d’un rouleau de tissu. Elle est fixée par la largeur du métier à tisser, c’est-à-dire par le nombre de fils de chaîne qu’on installe côte à côte avant de commencer à tisser. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’existe pas une laize standard. Selon le secteur et le pays, les largeurs varient du simple au triple, pour des raisons qui tiennent autant à l’usage qu’à l’histoire.
Dans l’ameublement : des laizes de 3,20 mètres
Pour faire des canapés ou des rideaux, il faut de grandes largeurs. L’objectif, c’est d’éviter au maximum les raccords. Quand on doit assembler plusieurs lés de tissu pour couvrir une seule pièce, il faut aligner les motifs, ce qui consomme davantage de matière et complique la confection. Les tissus d’ameublement sont donc tissés en 3,20 mètres, pour permettre de couvrir de grandes surfaces en une seule pièce. Ces tissus sont tissés, lavés, imprimés sur des machines différentes, plus larges que celles utilisées pour les textiles d’habillement.
Dans l’habillement : ça dépend d’où ça vient
Les tissus qui font 1,10 mètre de laize viennent en général des États-Unis ou du Japon. C’est historique : les métiers à tisser utilisés au XIXe siècle pour fabriquer la toile de jean faisaient cette largeur-là. Les métiers de l’époque ne permettaient pas de tisser beaucoup plus large. Cette laize est restée une norme dans ces pays, même si les métiers modernes pourraient parfaitement tisser plus large aujourd’hui. C’est un bon exemple de la façon dont une contrainte technique d’origine peut devenir un standard qui perdure bien après avoir disparu.
En France : jusqu’à 1,80 mètre
Sur les métiers français, il est possible de tisser jusqu’à 1,80 mètre. Mais cette laize n’est pas définitive : elle évolue après les traitements que subit le tissu, lavage, apprêt, parfois calandrage. Ces étapes font légèrement rétrécir la matière. La laize finale se situe donc plutôt entre 1,60 et 1,65 mètre une fois le tissu prêt à être utilisé.
Alors pourquoi les tissus font souvent 1,40 mètre ?
Pourquoi les tissus qu’on achète font en général 1,40 à 1,45 mètre de laize ? Nous avons interrogé plusieurs tisseurs pour comprendre. Résultat : les métiers à tisser peuvent tout à fait produire des largeurs plus importantes, il n’y a donc aucune contrainte technique qui justifierait cette laize en particulier. La piste la plus probable reste une logique d’économie de matière du côté des fabricants, sans qu’il y ait de règle ou de norme officielle derrière. Autrement dit, cette laize est presque devenue une habitude du secteur, sans qu’on sache vraiment qui l’a fixée ni pourquoi.
Pourquoi regarder la laize change tout
Quand vous achetez un tissu, la laize n’est pas un détail technique à ignorer. C’est elle qui détermine la surface réelle de matière que vous obtenez pour un mètre linéaire acheté. Un mètre d’un tissu large et un mètre d’un tissu étroit ne contiennent tout simplement pas la même quantité de tissu.
Prenons un exemple concret. Un tissu en 1,40 mètre de laize vendu 25 euros le mètre représente une certaine surface de matière : 1,40 mètre carré par mètre linéaire. Si on veut comparer ce tissu à un tissu en 1,10 mètre, il faut se demander : à surface égale, combien devrait coûter ce tissu plus étroit ? La réponse, c’est environ 19,50 euros le mètre. Et pour un tissu en 1,65 mètre, toujours à surface équivalente, le prix devrait plutôt tourner autour de 29,50 euros le mètre.
Le prix au mètre linéaire, seul, ne veut donc rien dire. Deux tissus au même prix affiché peuvent représenter des quantités de matière très différentes selon leur laize. Quand vous comparez deux tissus, ramenez le prix au mètre carré au lieu de regarder le prix au mètre.
Et vous, est-ce que vous regardez la laize d’un tissu avant de comparer son prix ?
Les différentes armures
La semaine dernière, on vous parlait des grandes familles de matières. Aujourd’hui, dans notre rendez-vous des Mardis de la Margate, on descend d’un cran dans la fabrication pour parler tissage.
Pour fabriquer un tissu non extensible, on utilise un métier à tisser. Dans un premier temps, on installe tous les fils qu’on appelle fils de chaîne, sur un support appelé ourdissoir, qu’on enroule de façon bien parallèle et avec une tension bien constante. On les place ensuite dans le métier à tisser, puis on fait passer les fils de trame selon un entrecroisement prédéfini. Et c’est justement cet entrecroisement qui définit le type de tissage. Il en existe trois sortes.
Le premier, c’est la toile. Dans une toile, le fil passe une fois dessus, une fois dessous, une fois dessus, une fois dessous, tout le long du tissu. C’est ce qu’on retrouve par exemple sur les popelines.
C’est le tissage le plus classique, que vous retrouvez sur les popelines par exemple, ou sur la majorité des tissus. Pour le reconnaître, l’endroit et l’envers ont la même apparence.


Le deuxième tissage, c’est le sergé. Ici, on passe une fois dessous, puis plusieurs fois dessus, entre 2 et 8 fois. A chaque passage, on décale d’un ou plusieurs crans.
Ça donne un effet en diagonale bien reconnaissable. C’est ce que vous avez par exemple sur votre jean.
Le tissu qui n’a pas la même apparence dessus et dessous.
Sur le schéma, vous avez un sergé 2/1 (nombre de passages dessous, et nombre de fils de décalage).
Le troisième tissage, c’est le satin.
Pour le satin, le fil de chaîne passe une fois dessus, puis pas mal de fois dessous, généralement 6, 7 ou 8 fois. On ne voit alors quasiment que les fils de chaîne en surface, ce qui donne un effet brillant d’un côté et mat de l’autre.
Et il faut savoir que le satin n’est pas une matière, c’est un tissage : on peut donc avoir du satin de coton, du satin de soie, ou encore du satin de polyester.

Il y a une multitude d’armures possibles dans chacune de ces catégories, mais les principes restent les mêmes.
Et vous, est-ce que vous saviez faire la différence entre une toile, un sergé et un satin avant de lire cet article ?
Les 3 familles de tissus
Tissus naturels, artificiels et synthétiques
Vous connaissez les grandes catégories de tissus ? Mais à partir de quoi sont-ils faits ? Quelle est la part de tissus faits à partir de pétrole ?
C’est le grand retour des Mardis de la Margate, notre rendez-vous hebdomadaire. Chaque semaine, nous décryptons un aspect du tissu : sa fabrication, son origine, son impact.
Pour ce premier épisode, on commence par les bases : il existe trois grandes catégories de tissus, qui n’ont finalement pas grand-chose à voir.
Les tissus naturels : les végétaux et les animaux
Les tissus naturels proviennent directement du végétal ou de l’animal, sans transformation chimique lourde.
Côté végétal, on trouve le coton, le lin ou encore le chanvre. Côté animal, la soie et le cuir en sont les exemples les plus connus.
Ces tissus représentent environ 30% des tissus vendus dans le monde. C’est la seule catégorie qui pousse ou qui vit, littéralement, avant de devenir un vêtement ou un objet textile. Attention, ce n’est pas parce que la fibre est naturelle que tout l’est dans le tissu. Nous reparlerons de ce qui se passe dans le processus de fabrication dans d’autres épisodes.
C’est aussi la famille dans laquelle nous avons choisi de nous inscrire à La Margate Jaune : nous imprimons exclusivement sur des tissus en coton bio certifié GOTS.
Les tissus artificiels : une origine naturelle, une transformation chimique
Les tissus artificiels partent eux aussi d’une matière végétale, le plus souvent de la cellulose de bois. Mais contrairement au coton ou au lin, cette matière est ensuite transformée par des procédés chimiques pour devenir fibre textile. Quand on prend une tige de bambou, on ne peut pas la transformer en tissu par des procédés mécaniques : il faut extraire la cellulose chimiquement pour obtenir une fibre qui peut être filée.
Ce procédé a été inventé au XIXème siècle pour créer un tissu ressemblant à la soie, tissu recherché mais fragile et cher. La « soie artificielle », renommée viscose était née. La viscose et le lyocell sont les exemples les plus courants de cette catégorie, qui reste minoritaire : elle représente environ 6% des tissus vendus dans le monde.
Légers, souples, doux, faciles à produire, ces tissus sont souvent trompeurs car les indications « tissu en bambou » par exemple font croire à des tissus naturels.
Les tissus synthétiques : la matière première, c’est le pétrole
La troisième catégorie regroupe les tissus fabriqués à partir de pétrole. Polyester, élasthanne, nylon, polyamide : ce sont des noms que l’on connaît tous, souvent sans savoir de quoi ils sont réellement faits. Ce sont des composés chimiques qui sont synthétisés à partir de pétrole : on fond des molécules pour donner un polymère, qu’on transforme ensuite en fil.
Ces tissus existent depuis les années 1930, et sont maintenant majoritaires. En effet, les tissus synthétiques représentent à eux seuls près de 65% des tissus vendus dans le monde. Deux tissus sur trois achetés aujourd’hui sont donc, à la base, un dérivé du pétrole.
Ces tissus ont des propriétés intéressantes : résistance, entretien simple, légèreté, et surtout un coût de production assez faible. Ils ont pourtant des impacts très importants, dont nous reparlerons plus tard.
Pourquoi cette répartition est importante
Ces trois chiffres, mis côte à côte, disent quelque chose d’assez simple : la grande majorité de ce que nous portons ou utilisons au quotidien est issu du pétrole. C’est une information utile au moment de choisir un tissu, que ce soit pour un vêtement, un objet textile ou un support d’impression.
Chez La Margate Jaune, ce constat a orienté un choix clair : travailler uniquement avec des tissus naturels, bio certifiés GOTS, pour nos impressions comme pour les objets textiles confectionnés avec nos couturières partenaires.
Et vous, est-ce que vous regardez la composition des tissus avant d’acheter des vêtements ou d’autres produits textiles ?
Les labels textiles
Pas facile de s’y retrouver dans tous les labels textiles ! Tu veux savoir ceux qui correspondent vraiment à quelque chose, et ceux qui ne sont que du greenwashing ?
Dans cette vidéo, je te parle de 3 labels importants en France:
- Le label France Terre Textile garantit que les produits sont fabriqués principalement en France
- Le label Oekotex standard 100 garantit que le produit final ne contient pas de produit nocifs pour ta santé
- Le label GOTS est le label le plus complet, il garantit des conditions environnementales et sociales poussées à toutes les étapes de fabrication, de la plante jusqu’au produit fini.
Les labels ne font pas tout, mais ils peuvent être de bons indicateurs ! Les marques, en particulier les petites, n’ont pas toujours la possibilité d’obtenir un de ces labels textiles. Ces labels ont un coût important.
N’hésite pas à aller lire les valeurs, les engagements d’une marque avant d’acheter. La transparence est importante. Une marque qui ne parle pas des origines de ses tissus a probablement des choses qu’elle préfère cacher !
L’impact social du textile
Le textile est un secteur à fort impact social. Beaucoup d’étapes sont réalisées manuellement, et les conditions de travail ne sont pas toujours décentes.
Petit tour d’horizon dans cette vidéo, en 90s.
Textile et environnement….
Le textile est un des secteurs les plus polluants, pour pas mal de raisons. Dans cette vidéo, je vous propose un état des lieux de l’impact environnemental du coton en 90 secondes.
Comment on imprime du tissu ?
Connais-tu les différentes techniques pour imprimer sur du tissu ?
Tout est dans la vidéo !
Les différents tissages
Tu connais la différence entre une toile, un sergé et un satin ?
La fabrication d’un tissu
Connais-tu les étapes de la fabrication d’un tissu ? La récolte du coton, le tissage, l’ennoblissement, et pas que….
Tissus naturels, artificiels et synthétiques
Comment on s’y retrouve dans tout ça ?
Il existe trois types de tissus : les tissus naturels, les tissus synthétiques et les tissus artificiels.
Les tissus naturels sont d’origine animale ou végétale. Ce sont par exemple les tissus en coton, chanvre, lin, ou les cuirs, la soie… Elles ne sont pas forcément écologique pour autant.
Les tissus synthétiques sont composés de polymères synthétiques et proviennent du pétrole. Ils sont très résistans, ne sont pas biodégradables et libèrent des micro-plastiques lors de leurs lavage.
Les tissus artificiels sont produits à partir de la cellulose de plantes (bambou, bois), et transformés chimiquement en polymère. Le processus de transformation est très polluant.
La laize d’un tissu
C’est quoi, la laize d’un tissu ?
La laize, c’est tout simplement la largeur d’un rouleau de tissu. Elle est fixée par la largeur du métier à tisser, c’est-à-dire par le nombre de fils de chaîne qu’on installe côte à côte avant de commencer à tisser. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’existe pas une laize standard. Selon le secteur et le pays, les largeurs varient du simple au triple, pour des raisons qui tiennent autant à l’usage qu’à l’histoire.
Dans l’ameublement : des laizes de 3,20 mètres
Pour faire des canapés ou des rideaux, il faut de grandes largeurs. L’objectif, c’est d’éviter au maximum les raccords. Quand on doit assembler plusieurs lés de tissu pour couvrir une seule pièce, il faut aligner les motifs, ce qui consomme davantage de matière et complique la confection. Les tissus d’ameublement sont donc tissés en 3,20 mètres, pour permettre de couvrir de grandes surfaces en une seule pièce. Ces tissus sont tissés, lavés, imprimés sur des machines différentes, plus larges que celles utilisées pour les textiles d’habillement.
Dans l’habillement : ça dépend d’où ça vient
Les tissus qui font 1,10 mètre de laize viennent en général des États-Unis ou du Japon. C’est historique : les métiers à tisser utilisés au XIXe siècle pour fabriquer la toile de jean faisaient cette largeur-là. Les métiers de l’époque ne permettaient pas de tisser beaucoup plus large. Cette laize est restée une norme dans ces pays, même si les métiers modernes pourraient parfaitement tisser plus large aujourd’hui. C’est un bon exemple de la façon dont une contrainte technique d’origine peut devenir un standard qui perdure bien après avoir disparu.
En France : jusqu’à 1,80 mètre
Sur les métiers français, il est possible de tisser jusqu’à 1,80 mètre. Mais cette laize n’est pas définitive : elle évolue après les traitements que subit le tissu, lavage, apprêt, parfois calandrage. Ces étapes font légèrement rétrécir la matière. La laize finale se situe donc plutôt entre 1,60 et 1,65 mètre une fois le tissu prêt à être utilisé.
Alors pourquoi les tissus font souvent 1,40 mètre ?
Pourquoi les tissus qu’on achète font en général 1,40 à 1,45 mètre de laize ? Nous avons interrogé plusieurs tisseurs pour comprendre. Résultat : les métiers à tisser peuvent tout à fait produire des largeurs plus importantes, il n’y a donc aucune contrainte technique qui justifierait cette laize en particulier. La piste la plus probable reste une logique d’économie de matière du côté des fabricants, sans qu’il y ait de règle ou de norme officielle derrière. Autrement dit, cette laize est presque devenue une habitude du secteur, sans qu’on sache vraiment qui l’a fixée ni pourquoi.
Pourquoi regarder la laize change tout
Quand vous achetez un tissu, la laize n’est pas un détail technique à ignorer. C’est elle qui détermine la surface réelle de matière que vous obtenez pour un mètre linéaire acheté. Un mètre d’un tissu large et un mètre d’un tissu étroit ne contiennent tout simplement pas la même quantité de tissu.
Prenons un exemple concret. Un tissu en 1,40 mètre de laize vendu 25 euros le mètre représente une certaine surface de matière : 1,40 mètre carré par mètre linéaire. Si on veut comparer ce tissu à un tissu en 1,10 mètre, il faut se demander : à surface égale, combien devrait coûter ce tissu plus étroit ? La réponse, c’est environ 19,50 euros le mètre. Et pour un tissu en 1,65 mètre, toujours à surface équivalente, le prix devrait plutôt tourner autour de 29,50 euros le mètre.
Le prix au mètre linéaire, seul, ne veut donc rien dire. Deux tissus au même prix affiché peuvent représenter des quantités de matière très différentes selon leur laize. Quand vous comparez deux tissus, ramenez le prix au mètre carré au lieu de regarder le prix au mètre.
Et vous, est-ce que vous regardez la laize d’un tissu avant de comparer son prix ?
Les différentes armures
La semaine dernière, on vous parlait des grandes familles de matières. Aujourd’hui, dans notre rendez-vous des Mardis de la Margate, on descend d’un cran dans la fabrication pour parler tissage.
Pour fabriquer un tissu non extensible, on utilise un métier à tisser. Dans un premier temps, on installe tous les fils qu’on appelle fils de chaîne, sur un support appelé ourdissoir, qu’on enroule de façon bien parallèle et avec une tension bien constante. On les place ensuite dans le métier à tisser, puis on fait passer les fils de trame selon un entrecroisement prédéfini. Et c’est justement cet entrecroisement qui définit le type de tissage. Il en existe trois sortes.
Le premier, c’est la toile. Dans une toile, le fil passe une fois dessus, une fois dessous, une fois dessus, une fois dessous, tout le long du tissu. C’est ce qu’on retrouve par exemple sur les popelines.
C’est le tissage le plus classique, que vous retrouvez sur les popelines par exemple, ou sur la majorité des tissus. Pour le reconnaître, l’endroit et l’envers ont la même apparence.


Le deuxième tissage, c’est le sergé. Ici, on passe une fois dessous, puis plusieurs fois dessus, entre 2 et 8 fois. A chaque passage, on décale d’un ou plusieurs crans.
Ça donne un effet en diagonale bien reconnaissable. C’est ce que vous avez par exemple sur votre jean.
Le tissu qui n’a pas la même apparence dessus et dessous.
Sur le schéma, vous avez un sergé 2/1 (nombre de passages dessous, et nombre de fils de décalage).
Le troisième tissage, c’est le satin.
Pour le satin, le fil de chaîne passe une fois dessus, puis pas mal de fois dessous, généralement 6, 7 ou 8 fois. On ne voit alors quasiment que les fils de chaîne en surface, ce qui donne un effet brillant d’un côté et mat de l’autre.
Et il faut savoir que le satin n’est pas une matière, c’est un tissage : on peut donc avoir du satin de coton, du satin de soie, ou encore du satin de polyester.

Il y a une multitude d’armures possibles dans chacune de ces catégories, mais les principes restent les mêmes.
Et vous, est-ce que vous saviez faire la différence entre une toile, un sergé et un satin avant de lire cet article ?
Les 3 familles de tissus
Tissus naturels, artificiels et synthétiques
Vous connaissez les grandes catégories de tissus ? Mais à partir de quoi sont-ils faits ? Quelle est la part de tissus faits à partir de pétrole ?
C’est le grand retour des Mardis de la Margate, notre rendez-vous hebdomadaire. Chaque semaine, nous décryptons un aspect du tissu : sa fabrication, son origine, son impact.
Pour ce premier épisode, on commence par les bases : il existe trois grandes catégories de tissus, qui n’ont finalement pas grand-chose à voir.
Les tissus naturels : les végétaux et les animaux
Les tissus naturels proviennent directement du végétal ou de l’animal, sans transformation chimique lourde.
Côté végétal, on trouve le coton, le lin ou encore le chanvre. Côté animal, la soie et le cuir en sont les exemples les plus connus.
Ces tissus représentent environ 30% des tissus vendus dans le monde. C’est la seule catégorie qui pousse ou qui vit, littéralement, avant de devenir un vêtement ou un objet textile. Attention, ce n’est pas parce que la fibre est naturelle que tout l’est dans le tissu. Nous reparlerons de ce qui se passe dans le processus de fabrication dans d’autres épisodes.
C’est aussi la famille dans laquelle nous avons choisi de nous inscrire à La Margate Jaune : nous imprimons exclusivement sur des tissus en coton bio certifié GOTS.
Les tissus artificiels : une origine naturelle, une transformation chimique
Les tissus artificiels partent eux aussi d’une matière végétale, le plus souvent de la cellulose de bois. Mais contrairement au coton ou au lin, cette matière est ensuite transformée par des procédés chimiques pour devenir fibre textile. Quand on prend une tige de bambou, on ne peut pas la transformer en tissu par des procédés mécaniques : il faut extraire la cellulose chimiquement pour obtenir une fibre qui peut être filée.
Ce procédé a été inventé au XIXème siècle pour créer un tissu ressemblant à la soie, tissu recherché mais fragile et cher. La « soie artificielle », renommée viscose était née. La viscose et le lyocell sont les exemples les plus courants de cette catégorie, qui reste minoritaire : elle représente environ 6% des tissus vendus dans le monde.
Légers, souples, doux, faciles à produire, ces tissus sont souvent trompeurs car les indications « tissu en bambou » par exemple font croire à des tissus naturels.
Les tissus synthétiques : la matière première, c’est le pétrole
La troisième catégorie regroupe les tissus fabriqués à partir de pétrole. Polyester, élasthanne, nylon, polyamide : ce sont des noms que l’on connaît tous, souvent sans savoir de quoi ils sont réellement faits. Ce sont des composés chimiques qui sont synthétisés à partir de pétrole : on fond des molécules pour donner un polymère, qu’on transforme ensuite en fil.
Ces tissus existent depuis les années 1930, et sont maintenant majoritaires. En effet, les tissus synthétiques représentent à eux seuls près de 65% des tissus vendus dans le monde. Deux tissus sur trois achetés aujourd’hui sont donc, à la base, un dérivé du pétrole.
Ces tissus ont des propriétés intéressantes : résistance, entretien simple, légèreté, et surtout un coût de production assez faible. Ils ont pourtant des impacts très importants, dont nous reparlerons plus tard.
Pourquoi cette répartition est importante
Ces trois chiffres, mis côte à côte, disent quelque chose d’assez simple : la grande majorité de ce que nous portons ou utilisons au quotidien est issu du pétrole. C’est une information utile au moment de choisir un tissu, que ce soit pour un vêtement, un objet textile ou un support d’impression.
Chez La Margate Jaune, ce constat a orienté un choix clair : travailler uniquement avec des tissus naturels, bio certifiés GOTS, pour nos impressions comme pour les objets textiles confectionnés avec nos couturières partenaires.
Et vous, est-ce que vous regardez la composition des tissus avant d’acheter des vêtements ou d’autres produits textiles ?
Le tuto pour coudre ta housse de coussin
Tu veux coudre une housse pour tes coussins ? C’est le projet idéal pour te mettre à la couture, et pour te faire un magnifique salon !
Ce tuto vidéo te permettra de réaliser ta housse, de façon inratable ! Le kit comprend tout ce qu’il te faut:
- le tissu avec le patron imprimé au dos,
- une étiquette avec un message à choisir,
- le fil assorti
- l’aiguille machine adaptée au tissu
- les épingles
- les instructions de couture.
Le tissu est en coton biologique, tissé et imprimé en France. Tu trouveras ce kit dans différents tissus, à ce lien.



Les labels textiles
Pas facile de s’y retrouver dans tous les labels textiles ! Tu veux savoir ceux qui correspondent vraiment à quelque chose, et ceux qui ne sont que du greenwashing ?
Dans cette vidéo, je te parle de 3 labels importants en France:
- Le label France Terre Textile garantit que les produits sont fabriqués principalement en France
- Le label Oekotex standard 100 garantit que le produit final ne contient pas de produit nocifs pour ta santé
- Le label GOTS est le label le plus complet, il garantit des conditions environnementales et sociales poussées à toutes les étapes de fabrication, de la plante jusqu’au produit fini.
Les labels ne font pas tout, mais ils peuvent être de bons indicateurs ! Les marques, en particulier les petites, n’ont pas toujours la possibilité d’obtenir un de ces labels textiles. Ces labels ont un coût important.
N’hésite pas à aller lire les valeurs, les engagements d’une marque avant d’acheter. La transparence est importante. Une marque qui ne parle pas des origines de ses tissus a probablement des choses qu’elle préfère cacher !
Le tuto pour coudre ton zafu
Voici le tuto vidéo pour coudre ton zafu.
Le zafu, c’est un coussin de méditation, qui peut également être utilisé pour certaines postures de yoga.
Mais c’est aussi un coussin super confortable pour s’asseoir. Les balles d’épeautre qui le remplissent permettent un bon maintien du dos. Testé et validé quand je me suis bloquée le dos : ça m’a permis de travailler assise et de me soulager le dos !
Cette vidéo reprend toutes les étapes de couture, et te montre tous les détails afin de n’avoir aucun doute pour coudre ce zafu !
Pour coudre ce zafu, tu trouveras dans notre kit tout le matériel nécessaire.
- le tissu pour la housse extérieure,
- le tissu pour la doublure,
- le rembourrage en balle d’épeautre,
- une étiquette avec un message au choix,
- le fil,
- l’aiguille machine,
- les épingles.
Ce kit existe dans différents tissus, que tu peux retrouver en suivant ce lien.
Je te souhaite un bon moment de couture. Tu peux nous envoyer des photos de ton zafu cousu et nous dire ce que tu en as pensé !



L’impact social du textile
Le textile est un secteur à fort impact social. Beaucoup d’étapes sont réalisées manuellement, et les conditions de travail ne sont pas toujours décentes.
Petit tour d’horizon dans cette vidéo, en 90s.
Textile et environnement….
Le textile est un des secteurs les plus polluants, pour pas mal de raisons. Dans cette vidéo, je vous propose un état des lieux de l’impact environnemental du coton en 90 secondes.
Le tuto de la pochette calypso !
Voici le tuto pour coudre la pochette Calypso. Comme tu peux le voir, elle est très simple à réaliser : avec le patron imprimé au dos, tu ne peux pas la rater !
Tout est inclus dans le kit, tu n’as besoin que d’une machine à coudre, une paire de ciseaux et un fer à repasser.
Belle couture !
Comment on imprime du tissu ?
Connais-tu les différentes techniques pour imprimer sur du tissu ?
Tout est dans la vidéo !