Tout commence dans un champ

Le cotonnier est une plante qui pousse dans les régions tropicales et subtropicales. Pour pousser, elle a besoin de beaucoup d’eau dans un premier temps, puis d’une période chaude.

Ses graines sont entourées d’une fibre qu’on appelle le coton.
Cette fibre est récoltée soit par des machines, soit à la main (30% de la production), puis nettoyée, avant d’être cardée et étirée.C’est à dire qu’on place les fibres de façon parallèle et on les étire. On obtient alors un ruban de coton, une sorte de mèche encore loin d’être un fil.

Du ruban au fil

Ce ruban est ensuite étiré puis tordu. La torsion permet de renforcer le fil. On peut tordre le fil seul, mais on tord plutôt plusieurs brins ensemble, pour créer un fil plus épais et plus résistant. C’est cette torsion qui transforme le ruban en fil, celui qui servira à fabriquer le tissu. Sans cette étape, impossible d’obtenir une matière suffisamment solide pour être tissée ou tricotée.

Tisser ou tricoter, deux familles bien distinctes

Une fois le fil obtenu, deux chemins sont possibles.

Le premier est le tissage, dit chaîne et trame : des fils sont installés en chaîne sur le métier à tisser, et d’autres fils de trame viennent s’entrecroiser selon un motif défini. Ces tissus ne sont pas extensibles.

Le second chemin est le tricot, réalisé avec des machines à tricoter. C’est cette technique qui donne des tissus extensibles, comme le jersey. On ne devrait d’ailleurs pas appeler cela des tissus, mais des tricots, puisqu’ils ne sont pas tissés !

Le résultat est totalement différent, et sont pour des usages différents.

L’ennoblissement, l’étape qui change tout

Un tissu qui sort du métier à tisser n’est pas encore présentable. Pendant le tissage, des produits comme de la cire ont été appliqués pour que les fils tiennent bien et ne cassent pas. Il faut donc désencoller le tissu pour retirer ces matières. Vient ensuite tout ce qui donne au tissu son apparence finale : le blanchiment, la teinture, l’impression, mais aussi des traitements plus techniques comme l’imperméabilisation ou l’ignifugation.

C’est à cette dernière étape que nous intervenons, en imprimant vos motifs sur des tissus en coton biologique, tissés en France.

Et vous, saviez-vous que jersey et tissu classique n’étaient pas fabriqués de la même façon ?